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Mort de Giselle
Mort de Giselle

La cuisine
La cuisine

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Point de vue depuis l'entrée du public
Point de vue depuis l'entrée du public

Les visiteurs traversent la scène, les différents espaces sont pensés en enfilade

Retournement de point de vue
Retournement de point de vue

Le réveil soudain de la statut de Giselle invite les visiteurs à se retourner et à prendre place sur les bancs

Au lointain la cuisine, et le sex-shop derrière un tulle
Au lointain la cuisine, et le sex-shop derrière un tulle

Point de vue depuis l'entrée du public
Point de vue depuis l'entrée du public

Les visiteurs traversent la scène, les différents espaces sont pensés en enfilade

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Ou comment donner corps à la perception intériorisée du monde d’un personnage 

Octobre 2020

DISTRIBUTION 

Texte Grand Battement de Marie Depoorter

Mise en scène et Scénographie  

Clara Georges Sartorio,

Jeu Marie Depoorter et Benoit Moreira

Lumière Alice Nedelec

Son Félix Mirabel

 

DESCRIPTION

L’année 2019-2020 a été pour moi l’occasion de mener un travail de recherche-création donnant lieu à l’écriture d’un mémoire, ainsi qu’à la création d’une courte forme théâtrale et performative. Je me suis intéressée à une nouvelle forme de réalisme scénique qui ne passerait plus par la reproduction mimétique de la réalité, mais par la recherche d’un effet de réel. 

 

Mes recherches m’ont amenée à me questionner sur la notion d’extime, conceptualisée par Jean Pierre Sarrazac. Pour le théoricien, l’extime c’est « la façon dont le moi accueille le monde, se fait monde, en quelque sorte ». J’ai commencé à penser des scénographies qui sont l’expression d’une réalité intériorisée : celle d’un personnage

Ainsi, je cherche à donner corps à une réalité intime et subjective, où la frontière entre le vrai et le faux, le réel et la fiction, le théâtre et la vie, est poreuse.

 

Paysage(s) intime(s) est une mise en espace d’un monologue : Grand Battement, écrit par Marie Depoorter. Le texte met en scène une jeune femme dont la vie est consacrée à la danse classique. Sa pratique intensive, la recherche perpétuelle de la perfection ainsi que sa relation fusionnelle avec sa mère l’oppressent et l’on rendue froide et insensible. Le désir qu’elle commence à ressentir pour son partenaire de danse la bouleverse. Pour elle, la sexualité n’existe qu’à travers les films pornographiques qu’elle va régulièrement regarder dans des sex-shops, pour elle l’acte sexuel doit être comme la danse classique : méthodique et mécanique. Tout en répétant le ballet Giselle, elle nous raconte l’arrivée de ce désir incontrôlable pour ce garçon. Tellement incontrôlable qu’elle finit par le tuer un soir chez elle. 

 

Paysage(s) intime(s) se présente comme une exposition dédiée à un fait divers : le 12 juin 2018, Nelly M. Jeune danseuse prodige de 19 ans, assassine sauvagement son partenaire de danse dans la cuisine de l’appartement qu’elle occupe avec sa mère. Le public déambule au sein du paysage intérieur de cette jeune femme, dans lequel les différents espaces de sa vie se mélangent : des fragments du décor de Giselle, un studio de danse, l’appartement qu’elle occupe avec sa mère, le sex-shop dans lequel elle se rend régulièrement. La mise en scène muséale de l’espace semble attester de la véracité de l’histoire racontée. Des vidéos mettant en scène Nelly ont été tournées dans ces différents espaces, et y sont projetés. La présence fantomatique de la danseuse est partout. 

 

Paysage(s) intime(s) est un espace dans lequel la déambulation propre au musée, et la perspective fixe propre au théâtre ne forment plus qu’un. Par un retournement de point de vue, la statut de Giselle morte sur un rocher, prend vie, et Nelly/Giselle vient nous conter la scène du meurtre.  Les visiteurs deviennent ainsi spectateurs, passant du musée, au théâtre, de la réalité, à la fiction. 

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1) Les visiteurs pénètrent dans l'espace d'exposition en passant à travers un grand rideau en pongé de soie rouge. 

2). Il se retrouvent sur la scène, face à des bancs vide. Un deuxième rideau rouge délimite le cadre de scène. Un fragment du décor de Giselle est exposé. 

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3) La disposition des bancs semble les destiner à accueillir du public mais l'espace ressemble à un studio de danse. Une vidéo de Nelly qui danse est projetée sur la porte du fond. 

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4) En passant à travers une porte délimitée par des pendrillons les visiteurs découvrent un fragment de l'appartement de Nelly / à jardin de petites boîtes sont exposés rassemblant des objets faisant écho à des fragment du texte / au lointain l'enseigne clignotante du sex-shop invite les visiteurs à passer derrière un tulle noir. Une télé cathodique diffuse en boucle des images de films pornographiques. 

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Fragments

Récolte d'objets et d'instants de vie

 

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